Je m’attache souvent à des personnages, des archétypes qui, comme les enfants décrivent la société en bons, méchants, monstres ou princesses.
Je les représente dans des situations à la limite du ridicule, où toutes les nuances de la vraie réalité ont leur place. Leur image s’éffrite, voile moins bien la réalité qui était bien plus simple avant que l’on grandisse.
Mais il ne faut y voir là aucune forme de nostalgie, bien au contraire.

Le dessin et le grand format se sont lentement imposés ces trois dernières années. Les sujets que j’ai choisis, et ce que je voulais en dire, réclamaient le grand format.
Mais ma façon de travailler aussi. J’avais besoin de projets de longue haleine et d’un rapport physique déloyal, en quelque sorte…
Mes travaux sont souvent croqués, prévus, imaginés, longtemps avant d’être réalisés. Un grand grand format empèche toute tentation d’execussion passive. Il implique un rapport physique entier, une présence totale.